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Initiative «vache à lait» : NON aux hausses de prix dans les transports publics

On votera le 5 juin prochain sur l’initiative «vache à lait», qui vise à monopoliser les recettes des taxes sur les huiles minérales pour la route uniquement – des ressources financières pourtant précieuses qui manqueront, notamment, pour les transports publics. L’acceptation de l’initiative «vache à lait» entraînerait de nouvelles hausses de prix dans ce secteur. La semaine dernière, le Parlement a octroyé nettement plus de moyens financiers pour la route par le biais du projet FORTA.

La Suisse est actuellement dotée d’un excellent système de transports. La complémentarité rail / route fonctionne parfaitement, notamment grâce à la contribution des automobilistes. En Suisse, la voiture et les transports publics permettent une bonne desserte jusque dans les régions périphériques. «Pour parvenir à maintenir ce bon équilibre, il faut pouvoir continuer d’investir dans la route et dans le rail. Vouloir monopoliser les recettes des taxes sur les huiles minérales pour un seul de ces modes de transport est à la fois arrogant et contre-productif. Une nouvelle hausse des prix des transports publics aurait pour effet d’accroître l’attractivité de la route et de produire ainsi un nouvel engorgement du trafic routier», relève Evi Allemann, Présidente de l’ATE Association transports et environnement.

Dans le cadre du fonds pour les routes nationales et le trafic d’agglomération (FORTA), le Conseil des Etats a décidé la semaine dernière de réserver 800 millions de francs supplémentaires pour la construction routière. Par conséquent, ce seront désormais 60% des recettes de la taxe sur les huiles minérales qui seront directement attribués à la route. Jusqu’à présent, 50% de cette taxe étaient déjà réservés à la construction routière. Actuellement, l’intégralité de la surtaxe sur les huiles minérales est déjà affectée en exclusivité à la construction des routes nationales.Partout ailleurs en Europe, les revenus des taxes routières sont versés dans la caisse générale de l’Etat. La démarche du lobby routier qui vise à s’accaparer 100% de la taxe sur les huiles minérales – en plus de la surtaxe – se ferait inévitablement au détriment des autres dépenses importantes de l’Etat, notamment dans la formation, l’agriculture, l’armée, la coopération au développement et les transports publics régionaux. C’est non seulement arrogant, mais aussi très dangereux.Le 5 juin prochain, il faut dire NON à cette initiative arrogante!